stage

Stages théâtre week-end

Stages intensifs pour les adultes qui veulent se ressourcer, se désinhiber et partager des émotions

Limité à 12 participants


Lieu :
Je me déplace dans votre structure.

Dates :
à définir ensemble.

Horaires :
Samedi de 14h à 18h et dimanche de 10h à 19h

Coût :
90€ / participant + forfait frais de déplacement

Le fil rouge du stage :
Un texte choisi (4 lignes min - 8 max) appris par cœur.
Chaque texte apporté constituera une pièce du puzzle. Chaque pièce reflètera une couleur. Toutes les pièces imbriquées composeront un tableau dont les comédiens seront les créateurs.

Déroulement :
Samedi :
- Technique vocale et gestuelle.
- Lecture et interprétation des textes choisis.
- Création du personnage : intention/état.
- Mise en espace de l’histoire.
- Jeu théâtral - improvisation : 1er acte : soi avec soi.

Dimanche matin :
- Jeu théâtral : 2ème acte : soi en interaction avec ses partenaires de jeu.

Dimanche après-midi :
- Préparation spectacle : Respiration – Concentration - Intention.
- Jouer : 3ème acte : ensemble avec le public.

Aboutissement :
Devant un public amical, représentation de 30 à 45 minutes, fruit du travail accompli.



image impro
« Lorsqu’on interroge un acteur japonais sur son jeu,
il insiste sur le fait qu’il joue à partir du vide.
Quand il joue bien, ce n’est pas le fait d’avoir réalisé une construction mentale préalable
mais d’avoir fait le vide. »

En accord avec Peter Brook, nous dirons que l’improvisation est un travail fondamental
dans l’articulation du fait théâtral.
Nous pouvons même dire que tous les exercices tendent à préparer son éclosion.

L’improvisation est le lieu de la découverte, de la liberté, elle nous permet de mettre en action nos questionnements sur nous- mêmes et sur le monde,
de mettre en jeu notre sensibilité et notre imagination.
Liberté de créer, de s’exprimer, de construire au gré du développement de notre imaginaire.

C’est dans l’improvisation que le don se réalise.
C’est dans l’improvisation que le contact, l’espace, la voix… trouvent leur finalité.
Quant à la contrainte, elle est ici nécessaire, comme garante de cette liberté.

Celui qui improvise se doit de comprendre de l’intérieur
ce qui a toujours rendu paradoxal l’art du comédien :
La notion de « lâcher prise », de laisser-aller, associée intimement
à la notion de rigueur et d’analyse.

Nous rappelons que, par « lâcher prise », il faut entendre la non- cérébralité.
Le « lâcher prise » est l’état que l’on atteint quand, au-delà d’une simple détente,
l’esprit est enfin mis en sommeil.
C’est un état de grande réceptivité et de grande disponibilité.

Peter BROOK
Le diable, c’est l’ennui. Actes Sud. 1991.



« L'impro est un outil ex-tra-or-di-naire. Ça permet de prendre confiance en soi, de s'exprimer devant les gens, de ne pas avoir honte de soi, de son passé, de qui tu es.
L'impro continue d'être le pilier central de mon travail. En même temps pour pérenniser ce travail, il faut travailler. Pour pouvoir toucher les gens, pour qu'un spectacle se regarde dans dix ans avec le même plaisir, il faut le structurer. L'impro restera pour autant toute ma vie un élément essentiel de mon travail, c'est sûr.
Monsieur Peillon, si vous lisez cette interview, faites en sorte que l'improvisation théâtrale soit enseignée dans tous les collèges de France. On aurait une autre société !
Les gens sont de plus en plus flippés d'être eux-mêmes. Notre problème à tous, c'est de pouvoir nous exprimer. Peu importe le vecteur, théâtre, cinéma, radio, les mails ou même Facebook, l'important c'est de dire qui on est à travers des textes, des mots. »

Jamel DEBBOUZE
(Extrait d'une interview : Magazine des auteurs - SACD - 2012).